Le voyage invisible : le choc culturel vécu par tous
Septembre marque la rentrée et le retour à nos habitudes. Pour les personnes nouvellement arrivées, le quotidien est encore peu familier et beaucoup de choses restent à découvrir et à apprivoiser. Derrière cette adaptation, souvent invisible de l’extérieur, se cache une réalité parfois méconnue : le choc culturel.
Le choc culturel est notamment lié à la perte de nos repères habituels dans un nouvel environnement culturel. Arriver dans un nouveau pays, ce n’est pas seulement changer de langue, de climat ou de nourriture. C’est devoir décoder une foule de choses : la façon de communiquer, les relations au travail, l’humour, la ponctualité ou encore les codes sociaux.
Cette expérience peut aussi évoluer au fil du temps. Dans les années 1950, l’anthropologue Kalervo Oberg a décrit plusieurs phases d’adaptation liées au choc culturel. Les premiers temps peuvent être marqués par une période de découverte et d’enthousiasme, appelée « lune de miel ». Puis, certaines différences peuvent devenir plus difficiles à vivre et entraîner frustration ou sentiment de déracinement. Avec le temps, de nouveaux repères peuvent se construire et l’adaptation s’installer.
Toutefois, ce voyage invisible ne concerne pas uniquement les nouveaux arrivants.
Du côté de la société d’accueil aussi, l’arrivée de nouvelles personnes peut bousculer certaines habitudes. Une façon de communiquer qui nous paraît distante peut être une marque de respect ailleurs ; certaines attitudes qui nous surprennent peuvent répondre à d’autres codes culturels.
C’est là que notre regard sur l’intégration devient important. S’intégrer ne signifie pas qu’une personne doit, seule, entrer dans un moule déjà établi. C’est un processus qui se construit des deux côtés et qui peut nous amener à questionner nos propres repères.
Vivre ensemble, c’est aussi faire une place à nos différences, apprendre à mieux se comprendre, tout en restant ouverts et curieux face à ce que l’on connaît moins.
Lorsqu’une personne arrive quelque part, elle n’est jamais la seule à faire un bout de chemin…
Cette publication est rendue possible grâce à la participation financière du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration.
—
Élyse Mercier | Agente à l’immigration
418 248-5985 poste 349




